Nous laissons tous, aujourd'hui, une vie numérique : comptes, photos, messages, réseaux sociaux. À un décès, cette "mémoire numérique" pose des questions nouvelles. Voici comment l'aborder.
Faire l'inventaire, sans se presser
Emails, réseaux sociaux, stockage de photos (cloud), comptes bancaires en ligne, abonnements, sites marchands. Il n'est pas nécessaire de tout traiter d'un coup — établissez une liste et avancez progressivement.
Les réseaux sociaux
Facebook et Instagram permettent soit de transformer le compte en "compte de recueillement" (il reste visible en hommage, figé), soit de le supprimer. La demande se fait avec un justificatif de décès. D'autres plateformes ont leurs propres procédures.
Récupérer les photos et souvenirs
Avant toute fermeture, pensez à sauvegarder ce qui a de la valeur : photos, vidéos, messages. Ce sont souvent des trésors irremplaçables. Certaines plateformes permettent à un proche désigné de télécharger ces contenus.
Les comptes sensibles
Comptes bancaires, impôts, assurances en ligne : ils sont traités dans le cadre de la succession. N'utilisez pas les identifiants du défunt pour agir en son nom — passez par les procédures officielles, plus sûres juridiquement.
Le droit à l'oubli et les directives numériques
La loi française permet à chacun d'organiser, de son vivant, le sort de ses données après sa mort (les "directives numériques"). À défaut, les héritiers peuvent faire valoir certains droits auprès des plateformes.
Transformer la mémoire numérique en hommage
Plutôt que de laisser ces souvenirs éparpillés sur des dizaines de comptes, beaucoup de familles choisissent de les rassembler en un seul lieu pérenne : une page mémorial, où les photos, vidéos et messages sont réunis, protégés et partagés avec les proches — pour toujours.
