Les directives anticipées sont un droit encore peu connu, qui permet de garder la main sur sa fin de vie. En parler à l'avance, c'est s'assurer d'être respecté même si l'on ne peut plus s'exprimer.
De quoi s'agit-il
Ce sont vos volontés écrites concernant les soins médicaux que vous souhaitez, ou non, si un jour vous n'êtes plus en état de les exprimer. Par exemple, votre position sur l'acharnement thérapeutique ou le maintien artificiel de la vie.
Comment les rédiger
Un simple document daté et signé suffit. Il existe des modèles proposés par le ministère de la Santé. Vous pouvez y réfléchir seul·e, ou en discuter avec votre médecin, qui vous aidera à formuler des choix éclairés.
La personne de confiance
Vous pouvez aussi désigner une "personne de confiance" : quelqu'un qui portera votre voix auprès des médecins si vous ne pouvez plus parler. Un rôle important, à confier à quelqu'un qui vous connaît et respectera vos choix.
Où les conserver
Confiez-les à votre médecin, votre personne de confiance, ou enregistrez-les dans votre dossier médical partagé. L'essentiel est qu'elles soient trouvées le moment venu.
Un sujet apaisant, au fond
Aborder sa fin de vie fait peur. Mais beaucoup témoignent d'un vrai apaisement une fois ces mots posés : celui de savoir que ses volontés seront respectées, et que ses proches n'auront pas à décider seuls dans l'angoisse.
