Dans le deuil, on s'oublie facilement. Toute l'énergie passe dans la peine et les démarches, et le corps encaisse en silence. Pourtant, prendre un minimum soin de soi n'est pas égoïste : c'est ce qui permet de tenir.
Le corps encaisse aussi
Le deuil n'est pas qu'une affaire de cœur : il fatigue le corps. Sommeil perturbé, appétit coupé, tensions, immunité en berne. Écouter ces signaux et y répondre — même modestement — aide à traverser.
Les gestes de base
Manger même sans faim, boire de l'eau, dormir quand c'est possible (même en journée), sortir prendre l'air. Rien d'héroïque : juste de quoi ne pas s'épuiser complètement. Si le sommeil ou l'appétit se dérèglent durablement, parlez-en à votre médecin.
Bouger, un peu
Une marche, quelques minutes dehors, un peu de mouvement : l'activité physique, même douce, aide le corps à évacuer la tension et l'esprit à respirer. Sans se forcer, sans performance — juste bouger un peu.
S'autoriser des pauses
Vous avez le droit de mettre le deuil sur pause quelques heures : voir un ami, regarder un film, rire même. Ce n'est pas trahir la personne. Ces respirations sont nécessaires pour ne pas sombrer, et elles ne diminuent en rien votre amour.
Accepter l'aide
Laissez les autres cuisiner, faire les courses, garder les enfants, vous accompagner dans les démarches. Accepter de l'aide n'est pas une faiblesse : c'est vous permettre de garder un peu de forces pour l'essentiel — traverser, et vous reconstruire.
Être doux avec soi
Il n'y a pas de "bonne" façon de faire son deuil, ni de rythme à respecter. Traitez-vous comme vous traiteriez un ami en grande peine : avec patience, indulgence et tendresse. Vous le méritez, surtout maintenant.
